Inscrit le: 19 Jan 2008 Messages: 692 Localisation: boulogne bt
Posté le: 21-01-2008 13:23 Sujet du message: littérature
JAN je suis venue pour lire "secret de MARIE", mais page blanche alors tu y penses, bises mon ami!bonne journée!!!!!!!!! _________________
Un jour heureux c'est une victoire
Inscrit le: 13 Jan 2008 Messages: 4283 Localisation: Picardie
Posté le: 21-01-2008 16:46 Sujet du message:
Petit exercice de lecture.
is vuos pvueoz lrie ccei, vuos aevz asusi nu dôrle de cvreeau.
Puveoz-vuos lrie ceci? Seleuemnt 55 porsnenes sur cnet en snot
cpalabes.Je n'en cyoaris pas mes yuex que je sios cabaple de
cdrpormendre ce que je liasis. Le povuoir phoémanénl du crveeau huamin.
Soeln une rcheerche fiat à l'Unievristé de Cmabridge, il n'y a pas
d'iromtpance sur l'odrre dnas luqeel les lerttes snot, la suele cohse
imotprante est que la priremère et la derènire letrte du mot siot à la
bnone palce. La raoisn est que le ceverau hmauin ne lit pas les mtos par
letrte mias ptuôlt cmome un tuot. Étonannt n'est-ce pas? Et moi qui ai
tujoours psneé que svaoir élpeer éatit ipomratnt! Si vuss poevuz le
lrie, fitaes le svirue ....... _________________
Inscrit le: 13 Jan 2008 Messages: 4283 Localisation: Picardie
Posté le: 22-01-2008 15:02 Sujet du message:
Il est neuf heures du soir. dans le petit café, Escartefigue, Panisse, César et M. Brun sont assis autour d'une table. Il jouent à la manille. Autour d'eux, sur le parquet, deux rangs de bouteilles vides. Au comptoir, le chauffeur du ferry-boat, déguisé en garçon de café, mais aussi sale que jamais.
Scène 1
(Quand le rideau se lève, Escartefigue regarde son jeu intensément, et, perplexe, se gratte la tête. Tous attendent sa décision.)
Panisse (impatient)
Eh bien quoi ? C'est à toi !
Escartefigue
Je le sais bien. Mais j'hésite …
(Il se gratte la tête. Un client de la terrasse frappe sur la table de marbre.)
César (au chauffeur)
Hé, l'extra ! On frappe !
(Le chauffeur tressaille et crie)
Le chauffeur
Voilà ! Voilà !
(Il saisit un plateau vide, jette une serviette sur son épaule et s'élance vers la terrasse.)
César (à Escartefigue)
Tu ne vas pas hésiter jusqu'à demain !
M. Brun
Allons, capitaine, nous vous attendons !
(Escartefigue se décide soudain. Il prend une carte, lève le bras pour la jeter sur le tapis, puis, brusquement, il la remet dans son jeu.)
Escartefigue
C'est que la chose est importante ! (à César) Ils ont trente-deux et nous, combien nous avons ?
(César jette un coup d'œil sur les jetons en os qui sont près de lui, sur le tapis.)
César
Trente.
M. Brun (sarcastique)
Nous allons en trente-quatre.
Panisse
C'est ce coup-ci que la partie se gagne ou se perd.
Escartefigue
C'est pour ça que je me demande si Panisse coupe à cœur.
César
Si tu avais surveillé le jeu, tu le saurais.
Panisse (outré)
Eh bien, dis donc, ne vous gênez plus ! Montre-lui ton jeu puisque tu y es !
César
Je ne lui montre pas mon jeu. Je ne lui ai donné aucun renseignement.
M. Brun
En tous cas, nous jouons à la muette, il est défendu de parler.
Panisse (à César)
Et si c'était une partie de championnat, tu serais déjà disqualifié.
César (froid)
J'en ai souvent vu des championnats. J'en ai vu plus de dix. Je n'y ai jamais vu une figure comme la tienne.
Panisse
Toi, tu es perdu. Les injures de ton agonie ne peuvent pas toucher ton vainqueur.
César
Tu es beau. Tu ressembles à la statue de Victor Gélu.
Escartefigue (pensif)
Oui, et je me demande toujours s'il coupe à cœur.
(A la dérobée, César fait un signe qu'Escartefigue ne voit pas, mais que Panisse a surpris.)
Panisse (furieux)
Et je te prie de ne pas faire de signes.
César
Moi je lui fais des signes ? Je bats la mesure.
Panisse
Tu ne dois regarder qu'une seule chose : ton jeu. (à Escartefigue) Et toi aussi.
César
Bon. (Il baisse les yeux vers ses cartes.)
Panisse (à Escartefigue)
Si tu continues à faire des grimaces, je fous les cartes en l'air et je rentre chez moi.
M. Brun
Ne vous fâchez pas, Panisse. Ils sont cuits.
Escartefigue
Moi, je connais très bien le jeu de manille, et je n'hésiterais pas une seconde si j'avais la certitude que Panisse coupe à cœur.
Panisse
Je t'ai déjà dit qu'on ne doit pas parler, même pour dire bonjour à un ami.
Escartefigue
Je ne dis bonjour à personne. Je réfléchis à haute voix.
Panisse
Eh bien ! Réfléchis en silence … (César continue ses signaux) Et ils se font encore des signes ! Monsieur Brun, surveillez Escartefigue, moi, je surveille César.
(Un silence. Puis César parle sur un ton mélancolique.)
César (à Panisse)
Tu te rends compte comme c'est humiliant ce que tu fais là ? Tu me surveilles comme un tricheur. Réellement, ce n'est pas bien de ta part. Non, ce n'est pas bien.
Panisse (presque ému)
Allons, César, je t'ai fait de la peine ?
César (très ému)
Quand tu me parles sur ce ton, quand tu m'espinches comme si j'étais un scélérat … Je ne dis pas que je vais pleurer, non, mais moralement, tu me fends le cœur.
Panisse
Allons, César, ne prends pas ça au tragique !
César (mélancolique)
C'est peut-être que sans en avoir l'air, je suis trop sentimental. (à Escartefigue) A moi, il me fends le cœur. Et à toi, il ne te fait rien ?
Escartefigue (ahuri)
Moi, il ne m'a rien dit.
César (Il lève les yeux au ciel)
O Bonne Mère ! Vous entendez ça !
(Escartefigue pousse un cri de triomphe. Il vient enfin de comprendre, et il jette une carte sur le tapis. Panisse le regarde, regarde César, puis se lève brusquement, plein de fureur.)
Panisse
Est-ce que tu me prends pour un imbécile ? Tu as dit : "Il nous fend le cœur" pour faire comprendre que je coupe à cœur. Et alors, il joue cœur, parbleu !
(César prend un air innocent et surpris.)
Panisse (Il lui jette les cartes au visage)
Tiens, les voilà tes cartes, tricheur, hypocrite ! Je ne joue pas avec un Grec ; siou pas plus fada qué tu, sas ! Foou pas mi prendré per un aoutré ! (Il se frappe la poitrine.) Siou mestré Panisse, et siès pas pron fin per m'aganta !
(Il sort violemment en criant : "Tu me fends le cœur, tu me fends le coeur..."
Inscrit le: 19 Jan 2008 Messages: 692 Localisation: boulogne bt
Posté le: 22-01-2008 15:18 Sujet du message: littérature
ces quelques lignes extraites de terre des hommes de ST EXUPERY
Je ne comprends plus ces populations des trains de banlieue, ces hommes qui se croient des hommes, et qui cependant sont réduits, par une pression qu'ils ne sentent pas, comme les fourmis, à l'usage qui en est fait. De quoi remplissent-ils, quand ils sont libres, leurs absurdes petits dimanches?
_________________
Un jour heureux c'est une victoire
Inscrit le: 13 Jan 2008 Messages: 4283 Localisation: Picardie
Posté le: 31-01-2008 14:52 Sujet du message:
Le sourire
Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup,
Il enrichit ceux qui le reçoivent
Sans appauvrir ceux qui le donnent.
Il ne dure qu'un instant
Mais son souvenir est parfois éternel.
Personne n'est assez riche pour s'en passer,
Personne n'est assez pauvre pour qu'il soit inutile,
Personne n'est assez méprisable pour ne pas le mériter.
Il crée le bonheur au foyer, soutient en affaires et au travail,
Il est le signe sensible de l'amitié.
Un sourire donne du repos à l'être fatigué,
Rend courage aux plus découragés.
Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler
Car il n'a de valeur qu'à partir du moment où il se donne.
Et si quelquefois vous rencontrez une personne
Qui ne sait plus avoir le sourire,
Soyez généreux, donnez-lui le vôtre,
Car nul n'a autant besoin d'un sourire
Que celui qui ne peut en donner aux autres...
Anonyme
Texte adapté de "Comment se faire des amis" (Dale Carnegie) _________________
Inscrit le: 13 Jan 2008 Messages: 4283 Localisation: Picardie
Posté le: 31-01-2008 18:29 Sujet du message:
Le bonheur
Si tu ne trouves pas le bonheur,
c’est peut-être que tu le cherches ailleurs...
Ailleurs que dans tes souliers.
Ailleurs que dans ton foyer.
Selon toi, les autres sont plus heureux.
Mais, toi, tu ne vis pas chez eux.
Tu oublies que chacun a ses tracas.
Tu n’aimerais sûrement pas mieux leur cas.
Comment peux-tu aimer la vie
si ton coeur est plein d’envie,
si tu ne t’aimes pas,
si tu ne t’acceptes pas ?
Le plus grand obstacle au bonheur, sans doute,
c’est de rêver d’un bonheur trop grand.
Sache cueillir le bonheur au compte-gouttes :
ce sont de toutes petites qui font les océans.
Ne cherche pas le bonheur dans tes souvenirs.
Ne le cherche pas non plus dans l’avenir.
Cherche le bonheur dans le présent.
C’est là et là seulement qu’il t’attend.
Le bonheur, ce n’est pas un objet
que tu peux trouver quelque part hors de toi.
Le bonheur, ce n’est qu’un projet
qui part de toi et se réalise en toi.
Il n’existe pas de marchands de bonheur.
Il n’existe pas de machines à bonheur.
Il existe des gens qui croient au bonheur.
Ce sont ces gens qui font eux-mêmes leur bonheur.
Si, dans ton miroir, ta figure te déplaît,
à quoi te sert de briser ton reflet ?
Ce n’est pas ton miroir qu’il faut casser.
C’est toi qu’il faut changer !
Charles-Eugène PLOURDE, Une lumière sur mes pas, Trois-Rivières 2003 _________________
Inscrit le: 14 Jan 2008 Messages: 517 Localisation: BRON 69
Posté le: 31-01-2008 19:38 Sujet du message:
Que de belles choses vous écrivez là !
Comme Mac Arthur en Corée : Je reviendrai...
Marie, je croyais avoir placé ma nouvelle ? je vais vérifier !
Bises à vous toutes
Jan
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