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poèsie
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marie



Inscrit le: 19 Jan 2008
Messages: 685
Localisation: boulogne bt

MessagePosté le: 16-03-2008 13:52    Sujet du message: poèsie Répondre en citant


il suffit d'un grain de sable
assoiffé d'infini pour qu'une
plage entière, fasse éclater
le verre du sablier du temps






inconnu!!!!!!

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Un jour heureux c'est une victoire
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campanule



Inscrit le: 13 Jan 2008
Messages: 4251
Localisation: Picardie

MessagePosté le: 16-03-2008 17:37    Sujet du message: Répondre en citant

Bien vu et bien dit Marie, merci.
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marie



Inscrit le: 19 Jan 2008
Messages: 685
Localisation: boulogne bt

MessagePosté le: 22-03-2008 15:46    Sujet du message: poèsie Répondre en citant




Les fleurs ont ouvert leurs parasols
et la taille fine dans leurs robes à plis
se chuchotent leurs ennuis de fleurs
en fumant des parfums dans des tiges.
L'une se plaint des visiteurs nocturnes(les araignées),
l'autre des bourdons
qui rasent son toit comme des avions,
l'autre d'une épine au cœur,
l'autre de l'incompréhension du jardinier,
et celle qui ne parle pas, la plus heureuse,
cache sous sa feuille, un cocon de chenille.
Elle est enceinte d'un papillon !
Les criquets eux,
font le service à cette terrasse
et c'est bien joli !
L'opticien a rafistolé le verre gauche
de ses lunettes avec du diachylon.
Le chirurgien souffre d'un mal
qu'il enlève à des inconnus.

FELIX LECLERC
_______________




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campanule



Inscrit le: 13 Jan 2008
Messages: 4251
Localisation: Picardie

MessagePosté le: 22-03-2008 15:54    Sujet du message: Répondre en citant

Merci Marie, j'aime beaucoup Félix, c'était le chanteur préféré de mon frère et lors de sa crémation, on a entendu le petit bonheur et les souliers.
bises ma petite Marie.

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marie



Inscrit le: 19 Jan 2008
Messages: 685
Localisation: boulogne bt

MessagePosté le: 30-03-2008 13:21    Sujet du message: poèsie du net Répondre en citant


Devant la mer, un soir ...
Devant la mer, un soir, un beau soir d'Italie,
Nous rêvions... toi, câline et d'amour amollie,
Tu regardais, bercée au coeur de ton amant,
Le ciel qui s'allumait d'astres splendidement.

Les souffles qui flottaient parlaient de défaillance ;
Là-bas, d'un bal lointain, à travers le silence,
Douces comme un sanglot qu'on exhale à genoux,
Des valses d'Allemagne arrivaient jusqu'à nous.

Incliné sur ton cou, j'aspirais à pleine âme
Ta vie intense et tes secrets parfums de femme,
Et je posais, comme une extase, par instants,
Ma lèvre au ciel voilé de tes yeux palpitants !

Des arbres parfumés encensaient la terrasse,
Et la mer, comme un monstre apaisé par ta grâce,
La mer jusqu'à tes pieds allongeait son velours,
La mer...

... Tu te taisais ; sous tes beaux cheveux lourds
Ta tête à l'abandon, lasse, s'était penchée,
Et l'indéfinissable douceur épanchée
À travers le ciel tiède et le parfum amer
De la grève noyait ton coeur d'une autre mer,

Si bien que, lentement, sur ta main pâle et chaude
Une larme tomba de tes yeux d'émeraude.
Pauvre, comme une enfant tu te mis à pleurer,
Souffrante de n'avoir nul mot à proférer.

Or, dans le même instant, à travers les espaces
Les étoiles tombaient, on eût dit, comme lasses,
Et je sentis mon coeur, tout mon coeur fondre en moi
Devant le ciel mourant qui pleurait comme toi...

C'était devant la mer, un beau soir d'Italie,
Un soir de volupté suprême, où tout s'oublie,
Ô Ange de faiblesse et de mélancolie.


ALBERT SAMAIN




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fadette



Inscrit le: 07 Fév 2008
Messages: 32
Localisation: au pays des étangs

MessagePosté le: 12-04-2008 04:29    Sujet du message: Répondre en citant

Que de jolies lignes à lire, ainsi, au coeur de la nuit.....

merci Marie

fadette
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j.r.garou



Inscrit le: 14 Jan 2008
Messages: 515
Localisation: BRON 69

MessagePosté le: 12-04-2008 15:43    Sujet du message: Répondre en citant

Eh ! oui, que de jolies découvertes on peut faire quand on a la curiosité
de les rechercher...
Petit bémol : J'ai les oeuvres complètes d'Albert Samain, pourtant
dans ma scolarité, il me bassinait avec les extraits de "Au flanc du vase"
et le "par coeur" qui s'en suivait !

J.R.
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marie



Inscrit le: 19 Jan 2008
Messages: 685
Localisation: boulogne bt

MessagePosté le: 17-04-2008 14:43    Sujet du message: poésie Répondre en citant



LES YEUX D'ELSA

Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire
J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
S'y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire
À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé
Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
L'été taille la nue au tablier des anges
Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés
Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur T
es yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit
Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie
Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure
Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée
Sept glaives ont percé le prisme des couleurs
Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs
L'iris troué de noir plus bleu d'être endeuillé
Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche
Par où se reproduit le miracle des Rois
Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois
Le manteau de Marie accroché dans la crèche
Une bouche suffit au mois de Mai des mots
Pour toutes les chansons et pour tous les hélas
Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres
Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux
L'enfant accaparé par les belles images
Écarquille les siens moins démesurément
Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens
On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages
Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où
Des insectes défont leurs amours violentes
Je suis pris au filet des étoiles filantes
Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août
J'ai retiré ce radium de la pechblende
Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu
Ô paradis cent fois retrouvé reperdu
Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes
Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa
Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent
Moi je voyais briller au-dessus de la mer
Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa

LOUIS ARAGON


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fadette



Inscrit le: 07 Fév 2008
Messages: 32
Localisation: au pays des étangs

MessagePosté le: 17-04-2008 16:56    Sujet du message: Répondre en citant

Une merveille que ce poème...............
merci Marie

fadette
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marie



Inscrit le: 19 Jan 2008
Messages: 685
Localisation: boulogne bt

MessagePosté le: 18-04-2008 14:28    Sujet du message: poèsie Répondre en citant

J' AIMERAIS TOUT SAVOIR

(Bernard Dimey / Jehan Cayrecastel)

J'aimerais tant savoir comment tu te réveilles,
J'aurais eu le plaisir de t'avoir vue dormir
La boucle de cheveux autour de ton oreille,
L'instant, l'instant précieux où tes yeux vont s'ouvrir.
On peut dormir ensemble à cent lieues l'un de l'autre,
On peut faire l'amour sans jamais se toucher,
L'enfer peut ressembler au Paradis des autres
Jusqu'au jardin désert qu'on n'avait pas cherché.

Quand je m'endors tout seul, comme un mort dans sa barque,
Comme un vieux pharaon je remonte le Nil.
Les années sur ma gueule ont dessiné leur marque,
Mes grands soleils éteints se réveilleront-ils?
On dit depuis toujours, "le soleil est un astre,
Il se lève à cinq heures ou sept heures du matin",
Mais chaque heure pour moi n'est qu'un nouveau désastre,
Il n'est pas sûr du tout qu'il fera jour demain.

Je ne suis jamais là lorsque tu te réveilles,
Alors je parle seul pour faire un peu de bruit,
Mes heures s'éternisent et sont toutes pareilles,
Je ne distingue plus ni le jour ni la nuit,
Je ne crois pas en Dieu mais j'aime les églises,
Et ce soir je repense au gisant vénitien
Qui me ressemblait tant… Mais la place était prise
Toi seule sait vraiment pourquoi je m'en souviens.


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campanule



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Localisation: Picardie

MessagePosté le: 18-04-2008 16:08    Sujet du message: Répondre en citant

Merci Marie.
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marie



Inscrit le: 19 Jan 2008
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Localisation: boulogne bt

MessagePosté le: 19-04-2008 14:32    Sujet du message: poèsie Répondre en citant



À une aimée

Il goûte le bonheur que connaissent les dieux
Celui qui peut auprès de toi
Se tenir et te regarder,
Celui qui peut goûter la douceur de ta voix,

Celui que peut toucher la magie de ton rire,
Mais moi, ce rire, je le sais,
il fait fondre mon cœur en moi.

Ah ! moi, sais-tu, si je te vois,
Fût-ce une seconde aussi brève,
Tout à coup alors sur mes lèvres,
Expire sans force ma joie.

Ma langue est là comme brisée,
Et soudain, au cœur de ma chair,
Un feu invisible a glissé.
Mes yeux ne voient plus rien de clair,
À mon oreille un bruit a bourdonné.


SAPHO





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campanule



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Messages: 4251
Localisation: Picardie

MessagePosté le: 19-04-2008 15:23    Sujet du message: Répondre en citant

je ne connaissais pas, merci Marie.
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j.r.garou



Inscrit le: 14 Jan 2008
Messages: 515
Localisation: BRON 69

MessagePosté le: 20-04-2008 11:14    Sujet du message: Répondre en citant

Oh ! Marie,

Te voila dans les poèmes Saphiques ?
Des amours délétères
aux confins de la terre
Maudits, pour certaines idylliques !

Bises au masculin
Jan
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marie



Inscrit le: 19 Jan 2008
Messages: 685
Localisation: boulogne bt

MessagePosté le: 20-04-2008 11:53    Sujet du message: réponse Répondre en citant

tu asraisoon JAN pour les poèmes de SAPHO!!!!!!!! ùmoi je te fais un bisous mais bien féminin!!!!!!!!!!!!!a toi!!!!!!!!!
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