sombres jours
Dans l’hiver de nos vies, au cœur des orages
Les branches dénudées, de neige habillées
Offrent leur bras de bois, implorent de rage
Les dieux des temps meilleurs, de l’envie retrouvée
passage tristesse où la lumière sombre
mille lieues sous terre, dans les froides sphères
tunnel des profondeurs, où dansent les ombres
la cinquième saison, les journées amères
les bourgeons de l’espoir cachent leur misère
au creux d’une fleur noire, supplient et s’étouffent
font mourir le fruit vert par trop de manque d’air
les sèves cherchent en vain le chemin des souffles
dans l’enfer des instants, douleur indéfinies
nos corps sont arbres morts, nos á¢mes s’égarent
gardons la foi en nous ! l’espoir en nos esprits !
les saisons passent, oui ! la cinquième est rare !
Isabelle





