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Les romantiques.

 
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campanule



Inscrit le: 13 Jan 2008
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MessagePosté le: 31-03-2008 12:30    Sujet du message: Les romantiques. Répondre en citant

Le Romantisme est un ensemble de mouvements intellectuels et artistiques qui se développent dans la première moitié du XIXème siècle.
Il s'affirme par opposition au classicisme; le romantisme est avant tout une manière de sentir, une forme permanente de sensibilité.

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campanule



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MessagePosté le: 02-04-2008 11:43    Sujet du message: Répondre en citant

« Le classicisme, c'est la santé; le romantisme, c'est la maladie », dit Goethe.

En France on a donné le nom de romantisme au grand courant littéraire qui a commencé aux environs de 1820 et s'est poursuivi jusqu'aux alentours de 1850.
Les précurseurs du romantisme furent Rousseau et Chateaubriant.

Rêveries et incertitudes de René :
Comment expliquer cette foule de sensations fugitives que j'éprouvais dans mes promenades ?
Les sons, les passions dans le vide d'un coeur solitaire ressemblent au murmure que les vents et les eaux font entendre dans le silence d'un désert ; on en jouit mais on ne peut les peindre.

L'automne me surprit au milieu des ces incertitudes : j'entrai avec ravissement dans la mois des tempêtes.
Tantôt j'aurais voulu être un de ces guerriers errant au milieu des vents, des nuages et des fantômes ; tantôt j'enviais jusqu'au sort de pâtre que je voyais réchauffer ses mains à l'humble feu de broussailles qu'il avait allumé au coin d'un bois.
J'écoutais ses chants mélancoliques qui me rappelaient que dans tout pays le chant naturel de l'homme est triste, lors même qu'il exprime le bonheur.
Notre coeur est un instrument incomplet, une lyre où il manque des cordes, et où nous sommes forcés de rendre les accents de la joie sur le ton consacré aux soupirs.....
Chateaubriant.

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campanule



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MessagePosté le: 04-04-2008 17:45    Sujet du message: Répondre en citant

Le clocher solitaire s'élevant dans la vallée a souvent attiré mon regard ; souvent j'ai suivi des yeux les oiseaux de passage qui volaient au-dessus de ma tête. Je me figurais les bords ignorés, les climats lointains où ils se rendent ; j'aurais voulu être sous leurs ailes. Un secret instinct me tourmentait ; je sentais que je n'étais moi-même qu'un voyageur, mais une voix du ciel semblait me diire :
"homme, la saison de ta migration n'est pas encore venue, attends que le vent de la mort se lève, alors tu déploieras ton vol vers ces régions inconnues que ton coeur demande."
"Levez-vous vite, orages désirés qui devez emporter Renée dans les espaces d'une autre vie !"
Ainsi disant, je marchais à grands pas, le visage enflammé, le vent sifflant dans ma chevelure, ne sentant ni pluie, ni frimas, tourmenté, et comme possédé par le démon de mon coeur.
René de Chateaubriant.

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j.r.garou



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MessagePosté le: 04-04-2008 17:55    Sujet du message: Répondre en citant

Poète romantiques par excellence : Lamartine...
Romantique mais léger et peronnel : Musset...
Romantique jusqu'à la mort : Nerval...
Romantique - trop - sérieux : Vigny...
Romantique échevelé et lyrique : Hugo...
Romantique et Parnassien ( le meilleur pour moi ! ) Baudelaire...
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Tournesol



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MessagePosté le: 04-04-2008 20:22    Sujet du message: Répondre en citant

Ah, si les hommes pouvaient être tous romantiques et si les femmes pouvaient oublier "la guerre des sexes" et retomber en pâmoison devant de beaux chevaliers!



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TOURNESOL
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campanule



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MessagePosté le: 04-04-2008 21:55    Sujet du message: Répondre en citant

C'est très beau Tournesol.

Jan, oui, tu as tout à fait raison.
Chateaubriant était un précurseur du romantisme.
Je vais en venir aux auteurs que tu cites.
bonne soirée à vous.

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campanule



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MessagePosté le: 05-04-2008 19:29    Sujet du message: Répondre en citant

Trois éléments partageaient donc la vie qui s’offrait alors aux jeunes gens : derrière eux un passé à jamais détruit, s’agitant encore sur ses ruines, avec tous les fossiles des siècles de l’absolutisme ; devant eux l’aurore d’un immense horizon, les premières clartés de l’avenir ; et encore ces deux mondes... quelque chose de semblable à l’Océan qui sépare le vieux continent de la jeune Amérique, je ne sais quoi de vague et de flottant, une mer houleuse et pleine de naufrages, traversée de temps en temps par quelque blanche voile lointaine ou par quelque navire soufflant une lourde vapeur ; le siècle présent, en un mot, qui sépare le passé de l’avenir, qui n’est ni l’un ni l’autre et qui ressemble à tous deux à la fois, et où l’on ne sait, à chaque pas qu’on fait, si l’on marche sur une semence ou sur un débris.

Voilà dans quel chaos il fallut choisir alors ; voilà ce qui se présentait à des enfants pleins de force et d’audace, fils de l’empire et petits-fils de la révolution.

Or, du passé, ils n’en voulaient plus, car la foi en rien ne se donne ; l’avenir, ils l’aimaient, mais quoi ? comme Pygmalion Galathée ; c’était pour eux comme une amante de marbre, et ils attendaient qu’elle s’animât, que le sang colorât ses veines.

Il leur restait donc le présent, l’esprit du siècle, ange du crépuscule, qui n’est ni la nuit ni le jour ; ils le trouvèrent assis sur un sac de chaux plein d’ossements, serré dans le manteau des égoïstes, et grelottant d’un froid terrible. L’angoisse de la mort leur entra dans l’âme à la vue de ce spectre moitié momie et moitié foetus ; ils s’en approchèrent comme le voyageur à qui l’on montre à Strasbourg la fille d’un vieux comte de Saverdern, embaumée dans sa parure de fiancée. Ce squelette enfantin fait frémir, car ses mains fluettes et livides portent l’anneau des épousées, et sa tête tombe en poussière au milieu des fleurs d’oranger.



Musset - la confession d'un enfant du siècle.

La chute de Napoléon met fin en 1815 aux espoirs de toute une génaration.
De cette frustration naissent de nombreux phénomènes de compensation.
La volonté d'échapper à une société décevante, déstabilisée, explique les élans romantiques et aspirations à la liberté.

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campanule



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MessagePosté le: 07-04-2008 16:15    Sujet du message: Répondre en citant

Pour la génération née avec le siècle, celle de Victor Hugo, l'adolescence correspond avec Waterloo et le retour à la monarchie.
Tous les jeunes gens qui avaient fondé leur réussite et placé leurs ambitions dans la gloire militaire se trouvent frutrés.

La société de la restauration, humiliée par la défaite de 1815, cherche en vain à retrouver les valeurs d'avant 1789.
Les aristocrates dont certains ont été ruinés par le révolution voient leurs privilèges diminués par la présence d'une noblesse d'empire toute récente.
Ils acceptent mal l'enrichissement de la bourgeoisie.
Ils se réfugient avec nostalgie dans leurs hôtels du Faubourg Saint-Germain ou sur leurs terres.



Le lac de Lamartine
à écouter Exclamation


http://www.litteratureaudio.net/Alphonse_de_Lamartine_-_Le_lac.mp3
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Dernière édition par campanule le 19-04-2008 15:46; édité 1 fois
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campanule



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MessagePosté le: 19-04-2008 15:44    Sujet du message: Répondre en citant


Lamartine, "Le vallon"

Le vallon

Mon coeur, lassé de tout, même de l'espérance,
N'ira plus de ses voeux importuner le sort ;
Prêtez-moi seulement, vallon de mon enfance,
Un asile d'un jour pour attendre la mort.

Voici l'étroit sentier de l'obscure vallée :
Du flanc de ces coteaux pendent des bois épais,
Qui, courbant sur mon front leur ombre entremêlée,
Me couvrent tout entier de silence et de paix.

Là, deux ruisseaux cachés sous des ponts de verdure
Tracent en serpentant les contours du vallon ;
Ils mêlent un moment leur onde et leur murmure,
Et non loin de leur source ils se perdent sans nom.

La source de mes jours comme eux s'est écoulée ;
Elle a passé sans bruit, sans nom et sans retour :
Mais leur onde est limpide, et mon âme troublée
N'aura pas réfléchi les clartés d'un beau jour.

La fraîcheur de leurs lits, l'ombre qui les couronne,
M'enchaînent tout le jour sur les bords des ruisseaux,
Comme un enfant bercé par un chant monotone,
Mon âme s'assoupit au murmure des eaux.

Ah ! c'est là qu'entouré d'un rempart de verdure,
D'un horizon borné qui suffit à mes yeux,
J'aime à fixer mes pas, et, seul dans la nature,
A n'entendre que l'onde, à ne voir que les cieux.

J'ai trop vu, trop senti, trop aimé dans ma vie ;
Je viens chercher vivant le calme du Léthé.
Beaux lieux, soyez pour moi ces bords où l'on oublie :
L'oubli seul désormais est ma félicité.

Mon coeur est en repos, mon âme est en silence ;
Le bruit lointain du monde expire en arrivant,
Comme un son éloigné qu'affaiblit la distance,
A l'oreille incertaine apporté par le vent.

D'ici je vois la vie, à travers un nuage,
S'évanouir pour moi dans l'ombre du passé ;
L'amour seul est resté, comme une grande image
Survit seule au réveil dans un songe effacé.

Repose-toi, mon âme, en ce dernier asile,
Ainsi qu'un voyageur qui, le coeur plein d'espoir,
S'assied, avant d'entrer, aux portes de la ville,
Et respire un moment l'air embaumé du soir.

Comme lui, de nos pieds secouons la poussière ;
L'homme par ce chemin ne repasse jamais ;
Comme lui, respirons au bout de la carrière
Ce calme avant-coureur de l'éternelle paix.

Tes jours, sombres et courts comme les jours d'automne,
Déclinent comme l'ombre au penchant des coteaux ;
L'amitié te trahit, la pitié t'abandonne,
Et seule, tu descends le sentier des tombeaux.

Mais la nature est là qui t'invite et qui t'aime ;
Plonge-toi dans son sein qu'elle t'ouvre toujours
Quand tout change pour toi, la nature est la même,
Et le même soleil se lève sur tes jours.

De lumière et d'ombrage elle t'entoure encore :
Détache ton amour des faux biens que tu perds ;
Adore ici l'écho qu'adorait Pythagore,
Prête avec lui l'oreille aux célestes concerts.

Suis le jour dans le ciel, suis l'ombre sur la terre ;
Dans les plaines de l'air vole avec l'aquilon ;
Avec le doux rayon de l'astre du mystère
Glisse à travers les bois dans l'ombre du vallon.

Dieu, pour le concevoir, a fait l'intelligence :
Sous la nature enfin découvre son auteur !
Une voix à l'esprit parle dans son silence :
Qui n'a pas entendu cette voix dans son coeur ?


Alphonse de Lamartine, Méditations poétiques (1820)
http://www.ac-grenoble.fr/disciplines/lettres/podcast/sequences/romantisme/Site/Podcast/0229B7EE-24CD-4690-BC50-CCB243FE73BE.html

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campanule



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MessagePosté le: 19-04-2008 15:57    Sujet du message: Répondre en citant

Nerval :

Enfant du siècle comme Musset, il eut une vie marquée par la souffrance et par un mal plus douloureux encore : la folie.

Orphelin de mère, le jeune Gérard est élevé par son grand père dans le Valois, région de forêts et d'étangs dont il s'inspira pour certaines de ses nouvelles dont Sylvie.

Refusant des études de médecine, il choisit la poésie.

Il s'éprend de Jenny Colon qui incarne la femme idéale.
Hélas elle en épouse un autre et c'est le drame...
Il entreprend un voyage en Europe.
Mais en 1841, une première crise de folie révèle ses déchirements intérieurs et saquête inlassable de son identité perturbée.
Il part en Orient, son retour en France s'avère difficile d'autant plus que l'amour de sa vie, Jenny est morte en 1842.
Il a des difficultés financières et il vit une seconde crise de folie.
Hospitalisé en 1853, il compose certains sonnets des Chimères, son oeuvre la plus achevée.
Le 26 janvier 1855, on le retrouve pendu près du Châtelet.

http://www.litteratureaudio.net/Gerard_de_Nerval_-_Vers_dores.mp3

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j.r.garou



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MessagePosté le: 19-04-2008 16:59    Sujet du message: Répondre en citant

Jacqueline,

Ne crois-tu pas que nous avons des moments de notre vie où nous entrons sans le savoir en phase avec ces Romantiques dont tu parles ?

Ainsi du "lac" de Lamartine, le reste m'ayant moins marqué, et puis un jour, "le Vallon" relu certaines trophes ou quatrains m'ont fait vibrer

"Mon coeur, lassé de tout, même de l'espérance,
N'ira plus de ses voeux importuner le sort ;
Prêtez-moi seulement, vallon de mon enfance,
Un asile d'un jour pour attendre la mort..."

Quand on a vingt ans et qu'on est heureux, ces mots glissent comme de l'eau sur les plumes d'un canard ?

Et puis quand on lit la vie de ces Romantiques, on réalise la complexité de l'être humain ( "ondoyant et divers" commedisait Montaigne ) car le Lamartine politicien est loin du poète ?

Gérad de Nerval lui a eu une vie très agitée jusqu'à la folie, mais ses poèmes sont plus en phase avec ce qu'il vivait...
Dés vingt ans, après Aline, non seulement j'étais en phase avec le spleen des "fleurs du mal" de Baudelaire, mais j'ai découvert et encensé Nerval
déja à travers : "El desdichado"
    "Je suis le ténébreux, le veuf, l'inconsolé
    Le prince d'Aquitaine à la tour abolie
    Ma seule étoile est morte, et mon luth constellé
    Porte le soleil noir de la mélancolie..."
Et quand on connaît sa triste fin, choisie au bout d’une errance de clochard, comment ne pas être bouleversé par ce qu’il avait écrit en :

    « Epitaphe »

    Il a vécu gai comme un sansonnet,
    Tour à tour amoureux insoucieux et tendre,
    Tantôt sombre et rêveur comme un triste Clitandre.
    Un jour il entendit qu'à sa porte on sonnait.
    .
    C'était la Mort ! Alors il la pria d'attendre
    Qu'il eût posé le point à son dernier sonnet ;
    Et puis sans s'émouvoir, il s'en alla s'étendre
    Au fond du coffre froid où son corps frissonnait.
    .
    Il était paresseux, à ce que dit l'histoire,
    Il laissait trop sécher l'encre dans l'écritoire.
    Il voulait tout savoir mais il n'a rien connu.
    .
    Et quand vint le moment où, las de cette vie,
    Un soir d'hiver, enfin l'âme lui fut ravie,
    Il s'en alla en disant : "Pourquoi suis-je venu ?"
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campanule



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MessagePosté le: 20-04-2008 10:22    Sujet du message: Répondre en citant

Bien sûr Jan que nous rentrons en phase avec ces romantiques.

J'ai appris à les aimer à partir de mon adolescence et je continue à les aimer.
Oui, le lac et le vallon de Lamartine sont très fort et je comprends qu'ils te fassent vibrer.

Gérard de Nerval, je m'y suis intéressée beaucoup plus tard.

Après la vie qu'il a vécu, comment ne pas être d'accord avec ces vers.....

Citation:
Et quand vint le moment où, las de cette vie,
Un soir d'hiver, enfin l'âme lui fut ravie,
Il s'en alla en disant : "Pourquoi suis-je venu ?"


Pour toi Jan :

http://www.litteratureaudio.net/Gerard_de_Nerval_-_El_Desdichado.mp3

j'ai trouvé cette lettre qu'il avait envoyé à l'amour de sa vie : Jenny

http://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/2007/01/26_janvier_1855.html

Ce texte aussi, je l'ai trouvé très intéressant, Nerval s'est donné la mort dans un quartier des plus sinistres.
Lorsqu'il a été retrouvé, il vivait encore.......mais ils étaient trop occupés à lui faire les poches pour s'en rendre compte.....

http://www.freewebs.com/provinciales/h01/ljh0140.html

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MessagePosté le: 28-04-2008 12:40    Sujet du message: Répondre en citant

Théophile Gautier.
Il s'engage dans la bataille des romantiques avec Victor Hugo.
Il publie un poème : Albertus et un recueil de contes dont l'ironie montre qu'il n'est pas dupe des outrances du Romantisme.

Son romantisme est fait d'un mélange de d'inquiétude et d'angoisse qui transparaît à travers un roman : Mademoisselle de Maupin ainsi que dans ses poésies diverses.
Il admire la perfection de l'an antique et voue un culte à la beauté.

A deux beaux yeux
Vous avez un regard singulier et charmant ;
Comme la lune au fond du lac qui la reflète,
Votre prunelle, où brille une humide paillette,
Au coin de vos doux yeux roule languissamment ;

Ils semblent avoir pris ses feux au diamant ;
Ils sont de plus belle eau qu'une perle parfaite,
Et vos grands cils émus, de leur aile inquiète,
Ne voilent qu'à demi leur vif rayonnement.

Mille petits amours, à leur miroir de flamme,
Se viennent regarder et s'y trouvent plus beaux,
Et les désirs y vont rallumer leurs flambeaux.

Ils sont si transparents, qu'ils laissent voir votre âme,
Comme une fleur céleste au calice idéal
Que l'on apercevrait à travers un cristal.


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campanule



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MessagePosté le: 09-05-2008 14:44    Sujet du message: Répondre en citant

Victor Hugo était le chef de file des romantiques.

Il triomphe avec son drame Hernani joué devant la comédie française qui optait pour le classicisme.

Monologue d'Hernani à écouter :
Acte 3
http://www.litteratureaudio.net/Victor_Hugo_-_Hernani_Acte3_Scene2_Monologue_d_Hernani.mp3
ce texte est très connu.


J'aime particulièrement ce poème qui est une très belle leçon de courage et d’humilité pour ce jeune garçon face à ses bourreaux

Sur une barricade, au milieu des pavés
Souillés d'un sang coupable et d'un sang pur lavés,
Un enfant de douze ans est pris avec des hommes.
- Es-tu de ceux-là, toi ! - L'enfant dit : Nous en sommes.
- C'est bon, dit l'officier, on va te fusiller.
Attends ton tour. - L'enfant voit des éclairs briller,
Et tous ses compagnons tomber sous la muraille.
Il dit à l'officier: Permettez-vous que j'aille
Rapporter cette montre à ma mère chez nous ?
- Tu veux t'enfuir ? - Je vais revenir. - Ces voyous
Ont peur ! Où loges-tu ? - Là, près de la fontaine.
Et je vais revenir, monsieur le capitaine.
- Va-t'en, drôle! - L'enfant s'en va. - Piège grossier !
Et les soldats riaient avec leur officier,
Et les mourants mêlaient à ce rire leur râle
Mais le rire cessa, car soudain l'enfant pâle,
Brusquement reparu, fier comme Viala,
Vint s'adosser au mur et leur dit: Me voilà.

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