de campanule le 30-01-2008 17:33
Beaudelaire
Charles Beaudelaire est né en 1851.
Il est en opposition avec son beau père, le second mari de sa mère.
Il fréquente la bohème parisienne et sa famille l'oblige alors á voyager pour se soustraire de ces mauvaises influences.
Après un court séjour á l'île Maurice et avec sa part d'héritage, il rentre en France et rompt avec sa famille.
Il se lie avec Jeanne Duval et va dilapider sa fortune.
Ses premiers textes seront destinés á la critique d'art.
Sa vie est très mouvementée, il participe aux émeutes de 1848, tente de ss suicider et découvre l'écrivain Edgar Poe.
Il va éditer les fleurs du mal.
Ce recueil est perçu comme provocateur, il doit en retirer six poèmes.
Persuadé d'être incompris du public bourgeois, il compose d'autres poèmes, inspirés par Marie Daubrun et Me Sabatier.
Il exprime son admiration our Delacroix et Constantin Guys.
Il y définie la fonction du poète : "déchiffreur" de symboles et découvreur d'un monde caché.
L'existence de Beaudelaire est rythmée par la souffrance : délabrement physique et douloureuse quête spirituelle caractérisée par un perpétuel écartèlement entre Dieu et Satan, l'Idéal et le Spleen.
Le recueil intitulé Spleen de Paris est publié de manière posthume en 1869.
Miné depuis longtemps par la syphilis, il s'éteind en 1867.
Petits poèmes en prose
Les fous de Vénus
Les petits poèmes en prose s'intitulent également le spleen de Paris.
Beaudelaire y évoque en effet des tableaux de la vie parisienne dans une tonalité souvent mélanciolique.
Quelle admirable journée ! Le vaste parc se pá¢me sous l'oeil brá»lant du soleil, comme la jeunesse sous la domination de l'amour.
L'extase universelle des choses ne s'exprime par aucun bruit ; les eaux elles mêmes sont comme endormies.
Bien différentes des fêtes humaines, "c'est ici une orgie silencieuse".
On dirait qu'une lumière toujours croissante fait de plus enplus étinceler les objets ; que les fleurs excitées brá»lent du désir de réaliser avec l'azur du ciel par l'énergie de leurs couleurs, et que la chaleur, rendant visibles les parfums, les fait remonter vers l'astre comme des fumées.
Cependant, dans cette réjouissance universelle, j'ai aperçu un être affligé.
Aux pieds d'une colossale Vénus, un de ces fous artificiels, un de ces bouffons volontaires chargés de faire rire les rois quand le Remords ou l'Ennui les obsède, affublé d'un costume éclatant et ridicule, coiffé de cornes et de sonnettes, tout ramassé contre le piédestal, lève des yeux pleins de larmes vers l'immortelle Déesse.
Et ses yeux disent : "Jen suis le dernier et le plus solitaire des humains, privé d'amour et d'amitié, et bien inférieur en cela au plus imparfait des animaux.
Cependant je suis fait, moi ausssi, our comprendre et sentir l'immortelle Beauté ! Ah Déesse ! ayez pitié de ma tristesse et de mon délire !"
Mais l'implacable Vénus regarde au loin je ne sais quoi avec ses yeux de marbre.
