Lorque je n’étais pas plus haute qu’un arbrisseau,
Je courais pieds nus en suivant le bord du fleuve
Et je sautais de pierre en pierre les frais ruisseaux
Ignorante de que la vie peut générer d’épreuves
Pour moi rien d’impossible ! rien n’était incertain !
Je sentais battre la vie intime au creux des roseaux
Que le vent couchait et je croyais voir au lointain
Dans les arbres élançés de mystérieux chá¢teaux
J’approchais mes lèvres des corolles exquises
De fleurs odorantes que ma langue alors butinait
Et je lèchais les pierres pour que sans surprise
Je sente en moi couler l’envie étrange d’exister
J’étais une sauvageonne que les oiseaux attiraient
Et bien souvent sur le vieux mur de pierre sèche
Je me surprenais á vouloir d’un seul coup m’envoler
Comme une petite fée dans la nuit agréablement fraiche




