Marie joue á la marelle .Elle compte
Un, deux, trois, soleil !
Elle se bouche les oreilles
Pour étouffer les voix, la honte
Un, deux, trois, soleil…..
Sa mère pleure souvent, sans bruit.
Surprise, elle esquisse un sourire
Caresse les cheveux de Marie, soupire,
Mais dans son regard rien ne luit.
Un homme entre. L’enfant le dévisage.
Sans un mot, range ses cahiers et sort.
Elle retient un sanglot, ses lèvres se mord
Serre ses petits poings, dans sa poche, de rage.
Les yeux rivés sur la porte elle joue.
Un, deux, trois, soleil
Elle met son cœur en veille
Ne sent pas ses larmes sur ses joues.
Elle se souvient du temps heureux
Où son père la prenait sur ses genoux
Lui seul franchissait le seuil, sans courroux
Et son regard bon était si bleu.
Elle attend que la porte s’ouvre,
Peignoir mi ouvert, les cheveux défaits
Du regard quémande pardon pour ce méfait,
Et Marie voudrait que la terre s’entrouvre.
je vous rassure, pas autobiographique.....pas tout á fait!






