Verte prairie pommiers en fleurs
Sous les branches entend ces pleurs
Couchée dans l’herbe c’est la Louise
On l’a quittée et c’est la mouise
A la défaite ce fut les ‘chleus’
Que l’on traitait comme des lépreux
Même si certains avaient bonne mine
Les éviter, la jouer fine
Mais le beau Fritz a réussi
A se glisser comme chez lui
En pactisant avec le père
Elle voulut bien le laisser faire
Débarquement, nouveaux guerriers
Nouvelles tentes sous leurs pommiers
Les mêmes approches : Mademoiselle
Vous a-t-on dit que vous êtes belle ?
Le beau G.I de l’an dernier
Devait venir pour la marier
Elle y croyait, s’était donnée
Mais libéré, il l’a laissée
Jean d’á cá´té, le commando
Qui de la guerre avait plein l’dos
L’a entendue, l’a consolée :
Moi je suis lá , ma bien aimée…
Jan





